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Ce que nous sommes se transmet, bien plus que ce que nous disons

Dernière mise à jour : 4 avr.




Et si prendre soin de soi était un acte de générosité ?


Nous avons souvent appris à donner.

À être présents pour les autres.

À répondre, à soutenir, à aimer.


Mais une chose essentielle nous échappe parfois :

comment offrir quelque chose que nous ne possédons pas ?


Prendre soin de soi n’est pas un acte d’égoïsme.

C’est reconnaître que l’on fait partie de l’équation.


C'est une forme de justesse.


L’égoïsme ne réside peut-être pas dans le fait de prendre soin de soi, mais plutôt dans le fait de se négliger.


Car lorsque nous nous négligeons, nous nous abîmons.

Et cette souffrance, souvent sans le vouloir, se dépose sur ceux qui nous entourent.


Et comme il est parfois plus facile de se tourner vers les autres

que de revenir à soi,

nous cherchons à donner davantage.


À vouloir toujours donner sans se préserver,

il peut arriver que nous étouffions ceux que nous aimons.


Et sans même nous en rendre compte,

nous entrons parfois dans une forme de sacrifice…

qui peut, avec le temps, se transformer en ressentiment.


Peut-être est-il possible de sortir de cette confusion.

De cette culpabilité silencieuse et enfermante.


Prendre soin de soi n’est pas un repli.

C’est, d’une certaine manière, une responsabilité.

C’est apprendre à s’aimer.

C’est se faire du bien, simplement, sainement.

C’est retrouver du plaisir dans des choses simples.

C’est revenir à la vie.


C'est léger.

C'est joyeux.

Peut-être plus simple qu’on ne l’imagine.


Il est temps de s’autoriser à être heureux.


Lorsque je suis bienveillant envers moi-même, quelque chose change profondément.

Dans le corps, dans le souffle, dans la manière d’être au monde.


Par exemple, lorsque je fais du sport, je lâche le chrono et je profite du paysage. Lorsque je mange, je sors de l’automatisme : je choisis réellement ce qui me nourrit. Je ne force plus, je ressens.



Aujourd’hui, nous avons accès à beaucoup de connaissances.

Le plus difficile n’est plus forcément de savoir.

Peut-être est-ce plutôt de s’accorder cette attention.


Parce que ce que nous sommes se transmet, bien au-delà des mots.


La question devient alors plus claire :

à quoi souhaitons-nous participer ici-bas ?


Nous diffusons, souvent sans même le percevoir, quelque chose :

une qualité de présence, une certaine forme d’énergie.


Alors imaginons…


Une présence apaisée.

Stable.

Simplement bienveillante.


Cette bienveillance envers soi devient du bien-être.

Et ce bien-être se partage, naturellement.


Sans effort.

Sans intention de faire bien.

Juste par ce que l’on est.


Prendre soin de soi, c’est donc aussi prendre soin des autres.


Comme dans un avion, lorsque les masques à oxygène tombent, on nous invite à mettre le sien en premier.

Non pas par égoïsme, mais parce que sans cela, nous ne pouvons plus aider personne.


Il en est peut-être de même dans la vie.


Se choisir, ce n’est pas se couper des autres. C’est se rendre capable d’aimer pleinement.


Peut-être, au fond, que la réparation du monde commence simplement par la réparation de soi.


David


 
 
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